Pourquoi les start-up africaines ne décollent pas?

Pourquoi les start-up africaines ne décollent pas?

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Ils sont jeunes, connectés, et débordent d’idées pour accélérer a révolution numérique sur le continent. Mais parmi leurs projets, très peu rencontrent le succès. Difficultés de financement et mauvaise lecture du marché expliquent cet échec relatif.
De Casablanca à Brazzaville, elles poussent comme des champignons. Les idées et le courage sont là. Mais les startup africaines peinent encore à transformer l’essai. Pourtant, la plupart des États du continent affirment vouloir placer l’innovation au cœur de leur stratégie de développement. Comme elle l’a fait en adoptant le mobile avant même d’être équipée de grands réseaux filaires, l’Afrique pourrait, selon certains spécialistes, réaliser un bond technologique qui lui permettrait de rattraper son retard.

Un développement difficile

Paul Kagamé l’a même inscrit dans son projet Vision 2020, dont l’objectif est de faire du Rwanda un pays à revenu intermédiaire en sautant la phase d’industrialisation. « Il y a une réelle volonté politique, confirme Claudette Irere, directrice générale du kLab, un incubateur consacré aux nouvelles technologies installé à Kigali. Le ministère des Technologies de l’information et de la communication et le Rwanda Development Board sont très à l’écoute. Mais seuls 2 % des projets aboutissent. »

Au Maghreb, où des stratégies nationales ont là aussi été élaborées – Maroc Numeric 2020, Tunisie Digitale 2018, e-Algérie -, même constat. Et la création de technopôles (à Casablanca, Rabat, Sfax, Oran…), censés fournir un environnement favorable aux start-up, n’y change rien. « La lourdeur des procédures, notamment administratives, freine les initiatives entrepreneuriales », soupire Badreddine Ouali, PDG de la société d’édition de logiciels bancaires Vermeg et président de Réseau Entreprendre Tunis.

La situation est encore plus difficile dans les pays où le développement des start-up n’est pas soutenu par l’État. Comme au Cameroun, regrette Churchill Nanje Mambe, créateur de Njorku, un moteur de recherche spécialisé dans les offres d’emploi en Afrique. Or, sans appui extérieur, les entrepreneurs du secteur peinent à voir aboutir leurs projets… « Ils ne font pas assez d’études de marché, analyse le Rwandais Aphrodice Mutangana, jeune patron du groupe Foyo. Ils ont une idée, mais ils ne se rendent pas compte qu’elle est difficile à vendre. »
Source: Jeune Afrique


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